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Dan Sambra / Administrator

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Friday, March 1st 2013, 1:17pm

1872, 1873, 1875: Rapport de L.G. Aubarét pour L.Ch. Decazes, Küstendje, Konsulate, Wien, ÖStA

1872: Rapport de L.G. Aubarét, Küstendje
Sursa: 1853-1878: Sources de l'histoire de la Dobroudja

Quoted from "Raport..."

Roustchouk 21 mars 1874

Monsieur le Ministre, [Dan: Louis-Charles-Élie-Amanien Decazes de Glücksbierg, 2nd Duc de Decazes and 2nd Hertig af Glücksbierg, (29 May 1819 – 16 September 1886)
- gesandter Minister in Madrid und Lissabon,
- 1873, Botschafter Frankreichs in London
- Außenminister Frankreichs November 1877]

a J’ai l’honneur de vous adresser ci joint un rapport commercial accompagné de deux tableaux sur les mouvements du port de Kustendgé pendant l'année 1872. Ce n'est qu’avec peine que j’ai pu me procurer des renseignements toujours mal aisées à récuellir idans les ports secondaires.

J’aurais désiré les réunir plus tôt mais cela m'a été impossible. J'espère pourtant être plus heureux en ce qui concerne l’exercice 1873. Quelques incomplètes que soient les données que j’ai l’honneur de placer sous vos yeux, elles ont du moins le mérite d'être exactes et de faire en partie connaître une place jusqu’ici négligée, mais qui par situation pourrait acquérir un jour quelque importance.

Veuillez agréer l'hommage du profond respect avec lequel j’ai l'honneur d'etre Monsieur le Ministre Votre très humble et très obéissant serviteur.
L. Aubarét

[Dan: Louis Gabriel Galdéric Aubarét
- Né le 25 mai 1825 - Montpellier (34)
- Décédé le 19 août 1894 - Poitiers (86) , à l’âge de 69 ans
- Capitain de frégate, Orientaliste, 1er consul français de Bangkok, ministre plénipotentiaire, président du Conseil d'Administration de la Dette publique Ottomane, auteur de plusieurs grammaires anamites.
- Il quitte la Marine pour entrer dans la diplomatie en 1863 : consul à Bangkok 1864-67, puis à Scutari, Smyrne, Routchouk. En 1878, il préside la Commission de délimitation de la Serbie.]


Rapport commercial sur le port de Kustendgé pendant l'année 1872
Le port de Kustendjé jadis sans grande importance, a vu s‘accroitre dans des notables proportions son mouvement commercial depuis qu’un chemin de fer le met directement en relations avec le Danube. Par cette voie nouvelle s'écoule une grande partiel des marchandises provenant de la Valachie.

Ces marchandises débarqués a‘ Tchernavoda passent en transit à
Kustendjé et économisent ainsi le long de détours qu'il leur foudrait faire pour aller gagner les embouchures du Danube qui sont d’ailleurs quelque fois rendue impraticables soit par les glaces, soit par la baisse des eaux.

Mais en dehors de mouvement de transit, il existe un commerce propre au pays et qui lui aussi a pris un grand‘ resort par suite de la mise en culture et l'assenissement d'une grande partie des plaines marécageuses de Dobroutcha.

Le tableau général de la navigation qui accompagne ce‘ rapport accuse pour l’année 1872 un mouvement de 232 navires parmis lesquels 129 ont chargé des céréales dans le port de Kustendjé; les 103 autres étaient sur lest ou en transit. Ne sont pas compris dans ce nombre les vapeurs des Compagnies de navigation dont les voyages réguliers sont indiqués dans le tableau particulier.

Le nombre total de tonneaux de marchandises s'élève à 51 737 pour l'entrée et autant a la sortie sur les quells 35 553 tonnaux appartiennent spécialement au port de Kustendjé.

Exportations
Les exportations consistent surtout en céréales. On peut voir d’après
le tableau ci joint qu’elles sont rarement directement exportées sur les marchés de l'Europe.

Comme c'est nécessairement par Constantinople que doivent passer les navires, c'est une coutume générale de les expedier pour ce port qui de la sorte est considéré en ces pays, comme le principal marché et le centre de toutes les transactions. En dehors des céréales, il y a quelques exportations des autres produits du pays mais comme ce ne sont guère que des articles de Consomation destinés a alimenter la capitale, ils n'offrent qu’un intérêt fort secondaire.

Il ne s’agit en effet que de fromage, d‘oeufs frais, de poisons frais et de viande sur pied. Le fromage et les oeufs constituent pour les agriculteurs un écoulement important, quant aux poisons frais, c’est le résultat des pêches du turbot qui se pratiquent activement pendant les mois du printemps sur la côte.

On estime qu’environ 50 000 de ces poisons ont été exportés à Constantinople. Mille boeufs environ ont été dirigés également sur la capitale; leur prix moyen est de 276 francs la paire: leur rendement en viande s‘élëve de 180 a 200kil. par bête. 40 000 moutons et l5 000 agneaux ont suivi la meme destination. Les premiers coûtant sur place de 30 à 32 francs la paire doivent peser chacun de 36 à 38 kilog. Le prix des agneaux, variable suivant les époques, est rarement au dessous de 4 francs. A ces premiers prix d‘achat doivent s'ajouter le fret qui a été en 1872 de 15 à 20 fr. Par boeufs de 2 francs pour les moutons et de 1 franc pour le agneaux.


Importations
Les importations de port de Kustendje se réduisent aux objets de consommation parmis les quells ce sont les produits coloniaux qui tiennent la première place. Ces produits provenant de Marseille ou Anvers sont achetés de seconde main sur la place de Constantinople.

Cependant Mr. Sénac, notre agent consulaire, ayant dernièrement tenté et fait tenter des achats directs a Marseille, a vu ses efforts couronnés de succès et il ne doute pas, dit il, que cette manière avantageuse d'opérer ne soit bientôt d‘une pratique générale; ce qui serait fort a désirer.

Les sucres pilés viennent d‘Anvers. mais c’est Marseille qui fournit exclusivement les sucres raffinés en pains de 3 kil. Les cafés importée sont les Rio qualiteé moyenne. Les bougies qui constituent un article assez important puisque l'importation s‘est élevée jusqu’à 50 000 caises, proviennent des dépôts de Constantinople et sont fabriqués a Anvers. Chaque caisse contient 30 paquets et doit peser 8 kilos 50: son prix de douane compris, n'excède pas 17 francs. On trouve en général cet article de détestable qualité et le commerce désirerait vivement consommer la bougie francaise, don't la qualityé est de beaucoup supérieure.

Mais en cela comme en Presque tous nos produits, les orientaux sont arretes par l'élévation de prix. ll serait donc fort désirable que la fabrication francaise imitait ces produits anglais dite d'exportation, produits fabriques spécialement en vue des pays pour les quells ils sont destinés et qui ont tout contribués a la suprematie commerciale et maritime de l’Angleterre. Ce que l'on vienne de dire pour les bougies s'applique également aux tissues de cotton qui sont exclusivement anglais et aux papiers d'emballage et autres articles d'usage journalier que l‘on demande a l’Autriche malgré leur inférieurité, mais à cause de leur bon marché qui leur assure la priorité sur les produits fabriqués en France.

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Friday, March 1st 2013, 5:28pm

1873: Rapport commercial sur le port de Kustendjé pendant l'année ...

Quoted from "Rapport...."

Navigation
Le tableau général de la navigation du port de Kustendje pendant l'année
1873 montre que le mouvement commercial a été à peu près le même que pendant l’anne’e précédante, car si l’on observe d’une part une diminution dans le nombre des voyages executés par les compagnies régulières des bateaux a vapeurs, il y a d’autre part augmentation dans l’importance du tonnage des navires à voiles qui ont visité ce port.

Après le pavillon turc qui se livre surtout au cabotage de la mer noire, c‘est le pavillon d’Angleterre qui dominnent.

Ce pavillon vient même en première ligne si l‘on considère l'importance du
1850: Lloyd Austriaco, Danube e Mar-Nero
Sursa: Der Österreichische Llyod - 1836 bis heute
tonnage et non le nombre des navires.

C‘est aussi le seul qui en dehors des compagnies régulières telles le Lloyd Autrichien et les Messageries maritimes, se livre a un trafic important sous vapeur.

Après le pavillon anglais ce sont ceux d'Italie, d‘Autriche et de Grece qui fréquentent le plus aussi dûment le port de Kustendgé, en dehors bien entendu des grandes compagnies dont il vient d'être question.

Quant a la France, elle n’à avec Kustendgé aucune autre relation que celles régulièrement établies pendant la belle saison au moyen de ses Messagerie maritimes. Les mouvements de cette compagnie sont restés à peu près les mêmes, mais l’on observe en 1873 une diminution de 11 000 tonneaux environ.

Le Lloyd Autrichien est également en diminution sur l'année précédente. On sait que l'activité du port de Kustendgé est due surtout au transit important qui se pratique par la voie ferrée qui met ce port en relation avec le Danube et les principaux débouchées des provinces danubiennes.

Mais comme en dehors de ce commerce de transit, il en existe un propre a la place de Kustendjé, on a cru devoir les séparer, en ce qui concerne les céréales, sur le tableaux des exportations.

Exportations
Les exportations de Kustendgé consistent presque complètement en céréales. Céréales provenant soit du sol ottoman, soit du Danube. En dehors des céréales et des laines il n'est question que de produits alimentaires destinés a être consomées à Constantinople; ce sont en général des frommages et des oeufs. des turbots provenant des pêcheries spéciales de la mer noire et quelques bêtes sur pied telles que boeufs. moutons et agneaux.

Quant aux céréales leur marché principal est la place de Constantinople, aussi voit-on, dans le tableau ci-joint, la presque totalité de ces produits, inscrites sur la ligne «Turque». La ligne est aussi un important article d'exportation; 260 526 kilogrammes ont été expédiés en 1873 de destination de Marseille.

L‘Angleterre en a acheté environ 250 000 kilogrammes et 500 000 kilogrammes ont été livrés aux fabriques du gouvernement ottoman. Les laines de Kustendjé sont avantageusement connues sur la place de Marseille sous la dénomination de «Laines de Varna». Cela vient du monopole d'exportation des laines qui appartenait, il y a 15 ans, au port de Varna, alors que Kustendjé n’avait pas encore aucune existance commerciale. ll est regrettable de constater que le commerce des laines entre Kustendjé et Marseille tend, d'années en années, a diminuer. Ainsi les Messageries maritimes, a qui incombe ce trafic n’ont eu l'an dernier que 260 526 kilogrammes tandis que pendant les précédantes compagnies ce chiffre s'était élevé jusqu'à 600 000 kilogrammes.

Cette diminution est résultat de ce l'on nomme «les us et coutumes de Marseille». La en effet le commerce des laines a supporter des jugements d'experts, des escomptés et autres difficultés dont il s’accomode peu. Sur la place de Londres c'est tout le contraire, les affaires y sont courantes et libres de toute entrave, la vente des laines s'y fait aux enchères , et la livréson s'opère sans difficulté ni perte de temps.

C’est pourquoi une importante maison de Kustendjé qui avait l'habitude d’expédier ses laines sur Marseille a-t-elle cessé ses relations avec cette place et c'est elle qui dernièrement en a dirigé 250 000 kilogrammes sur Londres. ll serait urgent de remédier a ce fâcheux état de choses si l'exemple donné est j‘ suivi, il est à craindre que l'industrie française ne soit dans la necéssité de s’adresser au marché de Londres, vu que les laines dont il est ici question sont nécessaires pour certains genres de fabrications.

Importations
Les importations du port de Kustendjé n’ont pas subi de variations et, comme d’ordinaire elle consiste en denrées de consomations et, bornées aux besoins de la place ce qui est par conséquance peu important. Il y a pourtant à signaler, a notre avantage, une tendance bien marquée à s'approvisionner directement a Marseille ou bien de s'adresser, comme c'était jusqu'à ici l'habitude au marché intermédiaire de Constantinople qui prélève, naturellement une assez forte commission et fait monter d’autant le prix des denrées.

Si comme il est permis de l'espérer, c’est exemple se propageait dans les ports du littoral de la mer noire, les affaires avec Marseille recevraient une nouvelle impulsion et nous trouverons, pour beaucoup d‘autres objets un écoulement important dans cette vaste province du Danube, où se débitent en très grande majorité les produits de l’Allemagne.

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Saturday, April 13th 2013, 12:23pm

1875: Rapport Commercial sur le Port de Kustendjé

Quoted from "Aubarét ..."

Rapport Commercial sur le Port de Kustendjé (année 1875 )

Le port de Kustendjé, situé sur la mer Noire entre Varna et les bouches du Danube, sert de débouché aux céréales de la Dobroudja. Ce port est de création récente; il était inconnu au commerce et d’ailleurs à peu près impraticable avant la guerre de Crimée.

Une compagnie Anglaise [Dan: DBSR] ayant en 1864 établi un chemin de fer entre Kustendjé et le Danube, la distance à la mer s’est trouvée considérablement diminuée et une route nouvelle s’est ainsi offerte au transit des grains de la Roumanie. C'est à Tchernavoda que vient aboutir la ligne sur Danube, c’est à dire à l’endroit précis où le fleuve s’infléchit brusquement vers le Nord et court parallèlement à la mer Noire pour revenir plus tard à l’Est et couler vers ses embouchures.

Malgré l’abréviation de la distance, le commerce ne répondit pas tout d’abord aux vœux de la Compagnie et ce ne fût que lorsque celle ci augmentant son capital, se décida é faire pour quatre millions de travaux au port de Kustendjé et a y construire des magasins, que leur était offert. Il devint dès lors évident qu'il était de leur intèret d’éviter la pénible navigation du bas Danube et d’expedier directement leurs céréales à la mer. Ce fut le commancement de la fortune du Port de Kustendjé.

A le même époque se fondaient les colonies tartares qui ont depuis fertilisé les vastes plaines de la Dobroudja; leurs premières récoltes furent si fructueuses que les produits transportés par la ligne anglaise, joint à ceux du transit, donnèrent un revenu brut qui s’éleva à 24 600 francs par kilomètre tandis que les dépenses n’atteignaient que 11 000 francs. Cette situation sans précédents et peut être aussi sans exemple dans l'histoire des chemins de fer de la Turquie, n'a pu à la vérité se maintenir. Bientôt vinrent les mauvaises récoltes et la ligne ne tarda pas à péricliter. Quoiqu'il en soit elle se maintient, grâce surtout aux produits du pays qui eux du moins n’ont pas d'autres débouchés et qui représentaient à eux seuls en 1875 un peu plus de la moitié du transit total.

Ce petit port a exporté en 1875 pour une somme totale de quarante neuf millions de kilogrammes de céréales; c'est une différence en plus d'environ quinze millions sur l'année 1874. On remarquera que notre pavillon est à peine représenté dans ce mouvement d'exportation. C'est comme d'habitude le pavillon anglais qui vient en première ligne et après lui les caboteurs de la Turquie et de la Grèce. Le pavillon Italien, naguères fort rare dans ces parages, y occupe aujourd’hui une place considérable. Les vapeurs de cette nations sont comme ceux de l’Angleterre, utilement employés à des usages exclusivement commerciaux. Quant à nous , il y a déjà longtemps que nos navires à voiles ont entièrement disparu de la mer Noire et nos vapeurs des Messageries n'ont paraît il jamais attaché grand prix aux opérations commerciales qui peuvent être pratiquées sur cette côte.

Varna a été l'an dernier abandonné par la compagnie dont les bateaux ont touché encore pendant quelque temps à Kustendjé. Mais ce service étant devenu facultatif et par le fait fort incertain, on est fondé à dire que nos relations commerciales avec la côte turque ont a peu près cessé d'exister. Cette abstention est extrèmmement regrettable et il n'est pas facile d’expliquer pourquoi nous négligeons le prêt qui nous eut été certainement offert et que nous avons laissé prendre à l’Italie. Nos produits si estimés en ces parages eussent peut-être trouvé un nouveau débouché; nous pourrions également être les fournisseurs de denrées coloniales dont il se fait en Turquie une importante consommation. Déjà quelques tentatives avaient été faites à Kustendjé de demander directement à Marseille les articles sucre, café, bougies, pétroles, dont le débit est courant et la demande toujours active.

Il était, en effet , avantageux de s'affranchir des dépôts de Constantinople où tous ces articles sont livrés de seconde main moyennant une sensible augmentation de prix. Le nombre des marchands qui désireraient être ainsi approvisionnés est considérable mais tous se rendent compte de l’inutilité de leurs vœux puisque les relations directes avec la France n'existent plus.

Il est vrai d’ajouter que l’élévation extraordinaire du fret des messageries comparé par exemple avec le fret du Lloyd Autrichien a plus d'une fois arrêté les négociants dans à leurs demandes. C'est pourquoi les relations commerciales avec la France n’ont jamais pris ici beaucoup d’extention et force a été de s’adresser à l’Autriche.

Le port de Kustendjé n'a d’ailleurs quelque importance qu'à cause des céréales. Le tableau (N3) qui donne le mouvement des principales marchandises, montre qu’en dehors des laines, des peaux et du fromage qui est consommé à Constantinople, il n'y a pas ' d’autre exportation propre au pays. L'article le plus important est la laine. Nos vapeurs des Messageries en enlévent une notable quantité. Quant aux articles d'importation il se réduisent aux denrées coloniales dont il a été plus haut question.

Les usages du port de Kustendjé étant de livrer les céréales et grains en quarters anglais, les marchandises devant avoir en ce cas un poids spécifique convenu il n'est pas sans intéret de faire exactement connaître les conditions exigées pour chaque espèce de céréales. On les trouvera réunies dans le tableau suivant: [Dan: poate fi postat, la cerere]

C’est une règle générale que si ces poids ne sont pas atteints par quarter (mésure), ils doivent être complétés en marchandises. Nous donnerons pour terminer les prise moyens des céréales ainsi que ceux des principales marchandises.

Prix des céréales par cent kilogrammes.
blé 20 francs
orge 14 francs
avoine 16 francs
siègle 13 francs
millet 9 francs
graine de lin 27 francs
ravizon 17 francs

Prix moyens des principales marchandises par 100 kilogrammes.
Laines 200 francs
Fromage 63 francs
Peaux ’ divers
Sucre 105 francs
Café 220 francs
Bougies 200 francs
Pétrole 104 francs
Savons (Candie) 100 francs
Esprit 80 francs
Hailes (Grèce) 140 francs
Moutons 30 francs la paire
Agneaux suivant l’âge
Boeufs 200 à 300 francs la paire

Aubarét

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